Jour 25 : Hanoi – Mai Cho
Ce matin un guide vient nous chercher à l’hôtel. Il doit nous accompagner pendant les trois prochains jours. Bien que son orthographe semble simple (« ngoc »), son nom est imprononçable pour nous et, après lui avoir fait répéter deux fois, je renonce. Un chauffeur arrive ensuite dans un véhicule qui peut transporter une dizaine de personnes alors que nous ne sommes que deux et que l’engin est très difficile à manœuvrer dans les rues de la vieille ville !
Le temps est très maussade et menaçant (nous avons même quelques gouttes de pluie pendant le trajet). Nous partons en direction de Mai Cho, une région de rizières située à l’ouest d’Hanoi (environ 3 heures de route). Nombreux vendeurs d’agrumes le long du trajet.
Passage par le col du caillou blanc. Magnifique vue sur la vallée malgré la brume assez dense qui estompe les reliefs des montagnes et pitons rocheux. Les paysans du coin vendent leur production dans des baraques en bois sur pilotis, installées en surplomb sur le vide. Ils font également cuire quelques brochettes au feu de bois que les clients consomment assis par terre ou installés dans des hamacs.
Nous gagnons la vallée en contrebas. Notre guide a réservé un repas complet dans un restaurant. C’est très bon mais beaucoup trop copieux et nous arrivons à peine à goûter tous les plats : salade de papayes, salade de brocolis, soupe, poisson cuit dans des feuilles, poulet aigre-doux, rouleaux de riz gluant et porc cuit à l’étouffé dans un tronçon de bambou. Le porc est vraiment excellent, fondant et goûteux !
Première promenade dans un village, un peu trop touristique à notre goût (il y a même un marathon en cours). Nombreux promeneurs et quelques maisons transformées en boutique. Deuxième promenade beaucoup plus sympathique dans des villages plus à l’écart.
Jolies rizières, maisons en bois sur pilotis, petits jardins potagers et bassins individuels avec des élevages de poissons
Nous sommes le 8 mars, fête des femmes, et les femmes sont à l’honneur dans les maisons communes : matchs de volley et autres jeux où elles sont supportées par un public essentiellement masculin. Nous longeons à plusieurs reprises des cimetières. Pour les morts récents, la famille construit une sorte de maison en bois au-dessus de la tombe, contenant des affaires de la personne décédée et des choses dont elle pourrait avoir besoin dans l’au-delà. Avec les intempéries et les années, tout disparaît peu à peu et il ne reste que la tombe.
Installation « chez l’habitant » pour la nuit, au Cay Xi homestay. La chambre est sommaire mais il y a ce qu’il faut pour dormir et se laver. Agréable promenade aux alentours avant le repas du soir. La nourriture familiale est très copieuse et nous n’avons pas faim du tout après notre repas pantagruélique de midi ! Nems, épinards, soupe, salade, poulet et poisson !! On essaie quand même de goûter un peu de tout pour faire honneur à la cuisinière.
A 20h, plusieurs habitantes du village viennent danser devant la maison accompagnées de deux musiciens. Pendant une bonne heure elles exécutent une série de danses traditionnelles des Thai blancs (l’ethnie majoritaire dans le village où nous dormons). Les costumes sont jolis et les danses évoquent la vie quotidienne des villageois (travail dans les champs, récoltes, danse du bambou). C’est très sympathique, nous sommes sollicités pour participer et tout finit autour d’un pot d’alcool de riz que l’on aspire avec de très longues pailles. Ce soir le matelas est très dur, mais on fera avec !
Nuit chez l’habitant, Cay Xi Homestay












































