Jour 21 : My Son – Hoi An
Le chauffeur vient nous récupérer à 8h30 pour nous accompagner jusqu’au site de My Son (45kms, une bonne heure en voiture). Nombreuses rizières sur le chemin. Assez curieusement, il y a souvent des cimetières et même des tombes isolées au milieu des champs.
Au milieu d’une très jolie végétation, on découvre plusieurs groupes d’édifices de la civilisation cham construits entre le 7ème et le 13ème siècle. La fondation du site remonterait au 4ème siècle avec la construction d’un premier temple. Trois siècles plus tard, l’endroit devint le centre religieux du royaume du Champa où tous les rois venaient se recueillir quand ils accédaient au trône. Ils devaient aussi pendant leur règne faire construire ou restaurer l’un des temples du site.
Les temples furent redécouverts en 1889 par Camille Paris, un archéologue français, et furent complètement inventoriés par Henri Parmentier. Très détruits pendant la guerre du Vietnam avec les Américains, les temples ont été partiellement restaurés (et sont toujours en cours de restauration). Ce sont les groupes B, C et D qui sont les mieux conservés. L’endroit est charmant malgré la chaleur humide un peu éprouvante (la sueur nous dégouline dans les yeux et nous avons tous les deux de la buée sur les lunettes). Groupe folklorique à la sortie assez sympa.
Retour à Hoi An vers 13h et, après un passage par la douche nous sommes prêts pour la visite de la ville. Il faut acheter une sorte de pass qui donne accès à cinq des 25 points d’intérêts principaux de la vieille ville.
Nous commençons par la maison de culte de la famille Tran avec ses deux petits jardins. La maison a été construite en 1802 par un mandarin civil du nom de Tran Tu Nhac et une partie est consacrée au culte des ancêtres. Sur l’autel des ancêtres, une série de boites en bois renferment les reliques des générations précédentes. La maison est encore habitée et c’est une jeune fille de la famille qui nous fait visiter.
Poursuite par le musée des céramiques de commerce, une très belle maison en bois avec un patio central. Jolie vue sur les toits depuis le balcon à l’étage.
Pause dans un bar pour se siroter un smoothie avant de continuer par la jolie maison Quan Thang construite il y a plus de 200 ans par un commerçant chinois. Elle est toujours habitée et une partie des locaux est occupée par un restaurant.
Visite d’un temple aux couleurs pastel dont l’accès est gratuit où sont exposées quelques photos anciennes de la ville
Ensuite nous franchissons le portique rose bonbon de la Pagode Phuc Kien (ou maison commune de la congrégation chinoise de Fujian). Édifiée en 1697, elle fut consacrée à la déesse de la mer par des mandarins chinois de la dynastie Ming ayant fui leur pays en bateau en direction du Vietnam. D’énormes cônes d’encens pendent au plafond avec des étiquettes portant le nom des donateurs. La décoration est très chargée avec des fresques en relief, des dragons et des personnages grimaçants et tous les côtés. On se croirait vraiment en Chine.
Nous finissons par la pagode Quan Cong, plus simple. Construite en 1653, elle est consacrée au général chinois Quan Cong. Notre pass est complété. Nous en achetons un autre pour demain avant d’aller nous promener dans le quartier français avec ses maisons coloniales dont certaines sont très bien retapées. Passage par la Galerie du photographe français Rehahn qui fait de magnifiques portraits, en particulier de représentants des différentes minorités vietnamiennes. Nous craquons même pour un de ses livres ! C’est encore un truc lourd qu’il va falloir porter !!
Ce soir nous retournons dîner dans le même restaurant que hier, chez Madame Hien. Cette fois, j’essaie la salade de papayes vertes (très bonne et juste pimentée comme il faut) puis les calamars que Patrice avait choisis hier (et je me régale). Lui goûte le pâté vietnamien en entrée et du canard à la mangue ensuite. Il craque même pour un dessert « tout banane » (en sponge cake, en glace, flambée et en nem). Très bonne soirée
Nuit à l’hôtel Hoi An Emotion









































