Jour 7 : Kakadu national park 

Réveil à 6h pour avoir le temps de prendre un petit café avant de rejoindre le véhicule 4×4 qui nous attend devant la réception avec notre guide pour la journée et deux autres couples : des anglais à la retraite en voyage pour 3 mois en Australie (où ils ont déjà vécu quelques années) et des français vivant à Hong Kong et travaillant l’un dans une banque et l’autre dans le design.

Premier arrêt café dans la cambrousse. Nous interrogeons notre guide sur les feux de forêt car nous avons tous croisé des arbres carbonisés un peu partout. C’est une tradition dans le Top End, pratiquée depuis des centaines d’années par les aborigènes. Des feux sont allumés volontairement entre mai et octobre. Les herbes très hautes qui poussent pendant la saison humide s’enflamment très facilement mais le sol est toujours gorgé d’eau si bien que les arbres noircissent mais ne brûlent pas. Ce feu fait une sorte d’entretien du sous bois et évite des incendies massifs. Comme le feu se propage lentement, les animaux ont paraît-il le temps de se sauver et la végétation se régénère très vite. En absence de feu, les buissons deviennent trop importants, l’herbe se fait rare par manque de lumière et les animaux sauvages et d’élevage ont moins à manger. Donc apparemment tout le monde y trouve son compte.

Trajet du jour
Arrêt sur la route des Jim Jim falls
 Calytrix exstipula
La piste vers les Jim Jim falls
Une piste assez sableuse et étroite nous amène jusqu’à proximité des Jim Jim falls. L’accès aux chutes se fait à pieds en longeant le bord de la rivière, la Jim Jim creek. La promenade est jolie. Nous croisons des pièges à « salties » destinés à capturer les éventuels crocodiles d’eau salée qui seraient remontés jusque là pendant la saison des pluies. Les pièges sont d’énormes cages métalliques appâtées avec des jambes de cochon (ça sent d’ailleurs méchamment la charogne) qui attirent uniquement les salties, les crocodiles de rivière se nourrissant exclusivement de poissons et de tortues. Après environ 1km de marche dans les rochers, nous atteignons une sorte de plage de sable bordée de hautes falaises très colorées.
Jim Jim Falls
Jim Jim Falls
Piège à crocodiles
Jim Jim Falls
Jim Jim Falls
A cette période de l’année il n’y a pas assez d’eau pour alimenter les chutes mais l’endroit est quand même fort joli. Nous allons tous nous baigner. Le premier plan d’eau est plein de poissons et a une température très agréable. L’eau est claire, il faut simplement faire attention aux rochers qui affleurent par endroits. Dans le fond de la gorge, là où tombent les chutes en saison humide, il y a un deuxième plan d’eau. L’eau y est très profonde, à l’ombre et beaucoup plus froide. Nous faisons un peu la planche pour admirer le site qui est magnifique, mais la température de l’eau nous fait vite regagner le bord et le soleil ! Patrice, pressé d’aller se baigner, a oublié d’enlever le short qu’il portait sur son maillot, un « French style » qui a bien fait rire nos compagnons anglophones ! Bon bain vraiment agréable.
Jim Jim falls
Jim Jim falls
Jim Jim falls
Twin falls
Jim Jim falls
La roche est rouge par endroits
Sur le chemin de retour vers la voiture notre guide est pris de vomissements et évoque un coup de chaleur. Arrêt déjeuner un peu plus loin. Nous avons chacun un sac isotherme avec de quoi nous sustenter (wrap, fromage, crackers, barre de céréales). Notre guide continue à vomir et n’a vraiment pas bonne mine. Pourtant nous reprenons la route après le repas en direction des Twin falls. Il n’y a que 6kms de piste à faire mais il faut commencer par traverser la Jim Jim creek. Les piquets fichés dans la rivière nous indiquent la profondeur de l’eau (entre 70 et 80 cm). C’est assez impressionnant d’autant que la présence de crocodiles n’est pas exclue, mais nous passons sans encombre.
Traversée de la Jim Jim creek
Traversée de la Jim Jim creek
Il y a un parking aménagé à proximité des Twin Falls et notre guide qui est vraiment trop mal en point décide de rester dans la voiture pour dormir un peu. Nous continuons donc seuls à pieds jusqu’à un petit embarcadère où nous devons prendre le bateau pour nous rapprocher des Twin falls. Ici il est formellement interdit de se baigner à cause des crocos. L’endroit est charmant et la courte promenade en bateau très agréable.
Twin falls
Twin falls
Twin falls
Twin falls
Twin falls
L’un des deux hommes à la barre décide de nous accompagner jusqu’aux chutes. C’est un personnage très grand, massif, un peu bourru avec une voix traînante. Il porte d’énormes chaussures de chantier et marche lourdement, un peu penché en avant. On dira qu’il a un physique un peu « difficile ». Lorsqu’au bout de quelques minutes, il se retourne vers moi et me dit : « tout le monde passe par là, mais moi je connais un raccourci », je ne peux m’empêcher de penser à ces mauvais films d’horreur où des touristes un peu niaiseux se font piéger par des brutes épaisses et finissent sur des crochets de bouchers dans une cabane isolée ! C’est idiot les idées qui viennent parfois à l’esprit ! Heureusement notre nouvel accompagnateur est tout à fait sain d’esprit et il nous amène à l’endroit convenu. Le site est sauvage et vraiment joli. Même si le débit d’eau n’est pas énorme, on voit bien les deux chutes jumelles tomber sur la roche presque noire.
Twin falls
Twin falls
Twin falls
Twin falls
Twin falls
De retour à la voiture, nous retrouvons notre guide qui s’est un peu requinqué et qui est prêt à faire le trajet de retour. Arrivée au lodge après 17h. Nous sommes crevés et cuits par le soleil. Une bonne bière et une bonne douche plus tard, nous nous accordons un moment de totale inactivité bien agréable avant d’aller dîner.

Nuit au Cooinda lodge Kakadu (Lodge room)

http://www.kakadutourism.com/

Jour précédent : J6                                                                   Jour suivant : J8