Jour 4 : Darwin – Mary River

Très bonne nuit pour tous les deux. C’est le réveil qui nous tire du sommeil à 7h30. Petit déjeuner agréable au Cafe del Art (Mitchell St) à quelques pas de notre hôtel, il est un peu plus sur la rue que le bar de hier, mais il est plus pratique. Très bons café et chocolat accompagnés d’un gros bol bien sympa de muesli, yaourt grec, miel et fruits frais. Patrice a droit à une décoration en crème sur son chocolat (ils ont l’air fanas de ce genre de présentation en Australie).

Chocolat décoré
Vers 9h30 nous sommes fin prêts à quitter Darwin. Les deux sacs tiennent juste dans le coffre de la voiture (heureusement qu’ils sont mous et pas très gros). Nous faisons juste un petit arrêt dans un supermarché pour faire provision d’eau, de barres de céréales et de biscuits australiens au chocolat, les fameux Tim Tam, puis nous prenons la Stuart highway, la grande route qui joint Darwin à Alice Springs, 1500 kms au sud. La route est droite et en bon état. Elle est bordée d’une jolie végétation (eucalyptus, pandanus et buissons fleuris) sauf aux endroits où les incendies (politique de brulis) n’ont laissé que des cadavres d’arbres calcinés. Par endroits d’énormes termitières se dressent comme des sentinelles au milieu des champs.
Trajet Darwin - Mary River
Termitières

Nous quittons notre route pour faire un détour dans le Berry Springs Nature Park . Nous avons vu qu’il s’agissait d’un endroit arboré avec une rivière dans laquelle il est possible de se baigner. Le site est très joli mais les panneaux installés à proximité des deux piscines naturelles sont peu engageants : à priori il n’y a pas de gros crocodiles d’estuaire (il y a des pièges en place), par contre il y a des crocodiles d’eau douce plus petits, non agressifs à condition qu’on ne les dérange pas. Si on échappe aux mâchoires sauriennes, une autre affichette signale des cas d’otite et de gastroentérite ! Le cadre est charmant, la couleur de l’eau magnifique et il y a quelques baigneurs donc nous décidons d’aller dans l’eau. La trempette est fort agréable. Nous nous faisons observer par de beaux guêpiers arc-en-ciel qui volent de temps en temps au ras de l’eau pour attraper des insectes et nous nageons au milieu des poissons archer (tout à fait placides).

Berry springs nature park
Berry springs nature park
Berry springs nature park
Berry springs nature park
Berry springs nature park
Berry springs nature park
Berry springs nature park
Poisson archer

Il y a une zone aménagée dans le parc avec des tables et une camionnette vend quelques provisions de bouche. Nous achetons des Tommo’s pies, des petites tourtes à la viande (c’est local, nous dit la propriétaire du camion). Impression de manger du corned-beef chaud et très salé dans une pâte feuilletée un peu molle. C’est mangeable mais franchement pas terrible. Notre pique-nique sous les eucalyptus est quand même très agréable. Le dessert est resté dans la voiture (en plein soleil) et les biscuits au chocolat se sont transformés en crème au chocolat ! Ce n’est pas facile à manger mais c’est quand même bien bon.

Nous repartons en direction de Marie River, notre étape du jour, et cette fois c’est moi qui prends le volant. Il faut conduire à gauche avec une voiture automatique. C’est l’aspect automatique qui me perturbe le plus au début (je cherche désespérément l’embrayage). Nous avons aperçu plusieurs panneaux en bord de route, avec l’inscription « En Australie on roule à gauche ». Vu qu’il y a très peu de circulation, certains touristes ont peut être tendance à « oublier » et à reprendre machinalement leurs réflexes du quotidien. Il y a très peu de voitures mais nous croisons quelques énormes camions tirant plusieurs remorques, les fameux « road trains » qui peuvent faire jusqu’à 55m de long et qui, lancés à plus de 120 kms/h sont vraiment impressionnants. On fait vite le rapprochement entre ces monstres de la route et les nombreux cadavres d’animaux (notamment de kangourous) qui attirent sur la chaussée corbeaux et aigles. Cela fait mal au cœur de voir ce carnage !

Aire de pique nique du Berry springs nature park
Road train
Arrivée à Marie River Wilderness Retreat vers 14h et installation dans un sympathique bungalow près d’une petite piscine. Nous nous inscrivons pour une sortie en bateau en fin d’après midi et partons faire une promenade à pieds. Nous croisons rapidement des ibis et nos premiers wallabies.
Mary River Wilderness Retreat
Mary River Wilderness Retreat
Mary River Wilderness Retreat - Bamboo walk
Wallaby
Wallaby
Le bamboo walk (2,5 kms) nous emmène entre les billabongs et la rivière, sur des petits sentiers au milieu d’énormes bambous (un peu jaunes car c’est la saison sèche). Nous voyons des wallabies à plusieurs reprises, dont une mère avec son petit dans la poche : c’est craquant ! Ils sont difficiles à approcher car très farouches. Nous apercevons également un cacatoès blanc aux yeux cernés de bleu, un cacatoès corella. Il fait chaud et humide et nous prenons une bonne suée.
Mary River
Martin pêcheur poucet
Bonne douche avant de descendre jusqu’à la rivière pour faire une promenade en bateau jusqu’à la tombée de la nuit. Nous sommes une dizaine. La promenade est sympathique et plutôt jolie, même si la rivière n’a rien d’exceptionnel. Nous voyons pas mal de crocodiles qui, malgré leur taille, ne sont pas toujours faciles à repérer. Il y a de gros « salties » et des crocodiles d’eau douce plus petits. Egalement quelques oiseaux : martin-pêcheur poucet, aigrettes, cacatoès Banksiens, mais la faible luminosité rend l’identification et la photo difficiles. La langue de notre guide australien est particulièrement ardue à comprendre, il avale littéralement ses mots et a un fort accent. Heureusement, les anglo-saxons présents sur le bateau lui font régulièrement répéter ses paroles si bien que nous arrivons tant bien que mal à capter ses explications. Il évoque les accidents récents liés aux crocodiles sur la rivière et nous parle en particulier d’un pêcheur qui s’est fait attraper par un crocodile (et dévorer) alors qu’il faisait le geste répétitif depuis sa barque de puiser de l’eau avec un seau et également d’un jeune homme qui a voulu par bravade traverser la rivière à la nage sous les yeux de son copain. Il a fait l’aller mais pas le retour… Pendant la « wet » (saison des pluies) le lodge est fermé car l’eau monte : toute la partie basse de la propriété (correspondant au camping) est inondée, les crocodiles se baladent partout et les propriétaires de l’hôtel partent en vacances dans le sud de l’Australie !
sur la Mary River
crocodile
aigrette
sur la Mary River
crocodile
crocodiles
aigrette
crocodiles
Mary River
Repas sur place après une bonne bière fraîche. J’essaie le barramundi (pêché dans la Marie River). Le poisson n’a pas beaucoup de goût, mais la sauce qui l’accompagne est un peu relevée et c’est plutôt bon. Patrice tente l’assiette locale, spécialité de la maison, qui mélange un peu de tout : du barramundi, des saucisses de crocodile et des ribs de porc. L’ensemble est correct même si l’assemblage de goûts laisse à désirer. C’est copieux et un peu lourd.
Barramundi en sauce
La spécialité de la maison
Brown tree snake
Nous prenons un petit verre de vin à l’extérieur car un groupe bruyant occupe la salle de restaurant qui est très sonore et pas très conviviale. Dehors, la musique vient des grenouilles ce qui est beaucoup plus agréable. En repartant nous coucher, Patrice manque de marcher sur un serpent, un joli Brown Tree snake (Boiga irregularis),qui traverse tranquillement le sentier en prenant tout son temps.

Nuit à Mary River wilderness retreat

http://www.maryriverretreat.com.au/

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